“Je n’en peux plus.”
C’est comme ça qu’elle a commencé son message.
Elle m’a écrit après une séparation.
Un grand vide.
Plus d’envie, plus d’énergie, juste cette sensation d’avoir tout donné pour rien.
Elle me disait :
“Je me lève, je vais au travail, je souris, mais à l’intérieur… c’est mort.
J’ai tout compris dans ma tête, mais rien ne bouge.”
Et ça, je l’entends souvent.
Quand le mental a tout compris, mais que le cœur n’a rien intégré.
Je lui ai simplement répondu :
“Ok. On va commencer par respirer.
Par ne plus chercher à aller mieux.
Par juste être là.”
Bon, dit comme ça, ce n’est pas très sexy.
Mais c’est comme ça que tout commence.
Au début, elle n’y croyait pas trop.
Elle pensait qu’il fallait encore faire quelque chose.
Trouver une solution, comprendre pourquoi, agir, bouger.
Mais non.
Elle a commencé à pratiquer, un peu chaque jour.
Des petits exercices, simples.
Rien de spectaculaire.
Juste s’asseoir, respirer, regarder ce qui bouge.
Et quand elle doutait, elle m’envoyait un message sur WhatsApp.
Une question, une demande d’éclairage, un moment de découragement.
Je lui répondais. On ajustait. On continuait.
Et puis un jour, elle m’a écrit à nouveau :
“C’est bizarre, rien n’a changé autour de moi… mais moi, je ne suis plus la même.”
C’est souvent comme ça que ça commence.
Pas dans un grand feu d’artifice.
Mais dans un souffle plus calme.
Un regard plus doux sur soi.
Une paix qui s’installe sans qu’on sache vraiment pourquoi.
Ce n’est pas un miracle.
C’est un entraînement.
Une pratique.
Avec le cœur,
Laurent
