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Comment Vivre Pleinement des Relations Éphémères (potentiellement)

avril 23

 avril 23

par PVQZ

Embrasser l’Impermanence

J’ai eu le plaisir de recevoir un e-mail enrichissant de Claire sur les relations éphémères.

Une question profonde qui, je suis convaincu, éveillera ta curiosité autant que la mienne.

Elle souhaitait partager avec moi une réflexion, un sujet de méditation qui mérite notre attention.

Les relations éphémères valent-elle le coup d’être vécue ?

Bonjour Laurent,

J’ai écouté tes vidéos.

Je suis curieuse d’approfondir un point avec toi si tu le veux bien

« Rien ne dure » c’est valable pour les moments insatisfaisants comme satisfaisants

Alors comment accepter que même une relation satisfaisante ne dure peut-être pas ?

Et pourquoi la démarrer ?

À quoi bon ?

Si tu veux bien me partager en quelques mots ta réflexion sur le sujet ?

Bon dimanche à toi

Claire

Ma réponse sur la question des relations éphémères.

Effectivement, Claire soulève ici une interrogation cruciale, un point de réflexion qui mérite toute notre attention.

La question de la durabilité d’une relation est un mystère que personne ne peut prédire avec certitude.

Laisse-moi te partager une perspective, une façon de voir les choses qui pourrait, à la fin de cet échange par e-mail, t’amener à considérer cette question de « durer » ou « ne pas durer » sous un angle différent.

Cela pourrait même t’éclairer sur l’impact négatif de cette préoccupation sur ta vie, bien plus que tu ne l’imaginais.

Mais pour que mes mots portent leurs fruits, il est essentiel que tu me suives attentivement.

Alors, pourquoi se lancer dans une relation si l’on sait d’emblée qu’elle peut être éphémère ?

Où qu’elle est destinée à prendre fin ?

Cette interrogation pourrait s’apparenter à « pourquoi vivre, sachant qu’un jour, nous devons tous mourir ? »

Nous ne choisissons pas de démarrer une relation parce que nous avons la certitude de sa perpétuité.

Nous le faisons parce que c’est dans l’ordre naturel des choses : un être nous touche, une histoire nous captive, une expérience inédite se présente à nous…

Et cette histoire peut durer un jour, un mois, un an, voire des décennies ou toute une vie.

Néanmoins, au crépuscule de cette existence, tout prend fin, que cela nous plaise ou non.

Ou peut-être même avant la fin.

La durée d’une relation reste un mystère.

Nous ignorons combien de temps nous et nos partenaires de vie sommes destinés à parcourir ce monde ensemble.

C’est là le principe fondamental de l’existence.

Nous sommes engagés dans cette aventure de la vie pour, au final, tout quitter derrière nous.

Et le véritable enjeu, c’est que nous prenons souvent « tout cela » beaucoup trop au sérieux. (Les conflits mondiaux et les tragédies en sont la preuve vivante).

Finalement, nous ne maîtrisons qu’une infime partie de ce qui nous arrive.

Notre contrôle sur les événements de notre vie est, pour ainsi dire, limité.

Cela vaut pour tout, y compris nos choix professionnels, dans l’espoir d’une sécurité de l’emploi, ou nos décisions de vie, comme fonder une famille.

Peut-être que cela durera toute la vie… Ou pas.

C’est identique pour la parentalité (les enfants grandissent et nous quittent…)

Et cela s’applique à tout projet que nous entreprenons, pouvant durer un temps, longtemps, ou toute une existence.

Mais au terme de cette vie, nous laisserons notre enveloppe corporelle, et tout s’achèvera.

« Rien ne dure ».

Tu as ajouté « moments de satisfaction et d’insatisfaction ».

Qu’ils soient plaisants ou non, ces moments sont des évaluations, des jugements instantanés.

Nous classons constamment les événements en « bons » ou « mauvais ».

Certaines choses « bonnes » sont éphémères, tandis que d’autres « mauvaises » peuvent sembler s’éterniser.

Et pour une même personne, ce qui est « bon » à un moment peut devenir « mauvais » à un autre.

Il est évident que même cette notion de « satisfaction » ou « insatisfaction » est fluctuante.

Cette notion est, elle aussi, en perpétuel mouvement.

Ainsi, le véritable problème n’est pas « les changements » ou le fait que « rien ne dure ». Ce n’est pas pour toujours ou éphémère.

 « Rien ne dure » est une réalité, un fait de la vie.

Et même dans ce qui semble perdurer, il y a du mouvement.

Par exemple, dans la vie d’un couple, il existe des moments forts et des périodes plus difficiles.

Des histoires dans l’histoire.

Un couple qui perdure donne l’illusion de stabilité, mais ce n’est qu’une apparence.

Tout est en constante évolution.

C’est le cas pour tout et pour tous.

Le vrai problème, c’est notre perception de ces réalités.

Notre difficulté à accepter que la vie ait un perpétuel changement.

Notre tendance à vouloir tout contrôler, à exiger que les événements se plient à notre volonté.

Notre incapacité à accepter que tout ait un commencement et une fin.

Notre désir incessant de tout sécuriser, de tout figer dans le temps.

Nos craintes et nos angoisses constantes.

Notre habitude de focaliser notre attention sur le passé et l’avenir, au lieu de vivre pleinement le présent.

Notre difficulté à nous contenter de ce que nous avons, toujours insatisfait, toujours en quête de plus.

Pour y voir clair, sur cette question des relations éphémères, prends un moment pour toi.

Crée un espace de calme en toi et autour de toi, respire paisiblement.

Observe le monde, ta vie, et constate leur mouvement perpétuel.

Regarde combien un monde en mouvement est plus beau et enrichissant qu’un monde statique où tout serait figé.

Accepte cette réalité.

Tu verras, cela apporte une immense détente et rend la vie soudainement plus légère.

Mets de côté, temporairement ou définitivement, tes jugements, tes préjugés sur ce qui est « bon » ou « mauvais », sur ce qui doit « durer » ou « ne pas durer ».

Juste un instant.

Relaxe-toi, trouve la paix dans le calme et contemple tout ce mouvement tranquille…

Comme si tu te tenais impassible au cœur de la tempête.

Savoure ce calme au milieu de la tourmente.

Accepte cette réalité sur laquelle ni toi ni personne n’a de prise.

Respire cette présence stable au cœur de tout ce mouvement.

Car ce calme, dans lequel émerge la tempête, est toujours présent.

C’est cette quiétude, semblable au silence qui existe toujours derrière le bruit.

Comment te sens-tu maintenant ?

Si tu as d’autres interrogations, je suis là pour y répondre.

À bientôt,

Laurent

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